Classé dans "Énergie, bien-être, Entrepreneuriat, Human Design, Leadership" - 28 février 2026
Chaque jour, en tant que dirigeant, entrepreneur ou cadre, vous prenez des dizaines de décisions. Certaines sont simples et rapides. D’autres, en revanche, sont lourdes et occupent votre esprit pendant des jours, voire des semaines. Pourtant, il y a une erreur invisible que la majorité des décideurs commettent, sans même s’en rendre compte. Une erreur qui rend la prise de décision plus difficile qu’elle ne devrait l’être.
En réalité, cette erreur consiste à décider uniquement avec le mental. Alors que le mental n’a jamais été fait pour décider.
Dans le monde professionnel, on valorise l’analyse, la réflexion, la logique. En effet, on nous a appris à peser le pour et le contre, à anticiper les risques, à construire des tableaux comparatifs. Certes, ces outils ont leur place, mais ils ne permettent pas de prendre une décision juste et alignée.
Pourquoi ? Tout simplement parce que le mental est un outil de traitement d’informations, pas un centre de décision. Son rôle est d’analyser, d’anticiper, de prévoir. Cependant, quand on lui confie la décision finale, il tourne en boucle. Il hésite. Il compare indéfiniment. Il crée des scénarios catastrophes. Il cherche la garantie absolue qui n’existe pas.
Par conséquent, la prise de décision devient laborieuse, épuisante et source de doute permanent. Même après avoir tranché, le mental revient sur la décision, la remet en question, génère de la rumination.
Cette erreur n’est pas un défaut personnel. En fait, elle vient d’un conditionnement professionnel et social profond. Depuis l’école, on nous a enseigné à privilégier la raison, à se méfier de l’intuition, à justifier chaque choix par une argumentation logique.
Or, dans le monde de l’entreprise, cette tendance s’amplifie. Un bon leader doit avoir des arguments rationnels, des données chiffrées, une vision stratégique claire. On valorise celui qui « réfléchit bien », qui « prend le temps d’analyser », qui « ne se précipite pas ».
Néanmoins, cette approche coupe les dirigeants de leur intelligence corporelle, de leur intuition, de leurs signaux internes. Elle les enferme dans une sur-analyse qui éloigne de la clarté au lieu de s’en rapprocher.
De plus, plus les enjeux sont importants, plus cette tendance s’accentue. La peur de se tromper s’intensifie, alors même qu’on ne s’autorise aucune erreur.
Cette erreur a des conséquences directes sur la qualité des décisions et sur l’énergie du dirigeant.
Premièrement, la prise de décision prend beaucoup plus de temps qu’elle ne le devrait. On repousse, on temporise, on cherche encore un élément de plus avant de trancher. Or, ce temps supplémentaire n’apporte pas plus de clarté. Il alimente juste l’illusion qu’on finira par trouver la certitude absolue.
Deuxièmement, une fois la décision prise, elle reste fragile. Le mental continue de la questionner. On doute de son choix. On se demande si on n’aurait pas dû choisir autrement. Ainsi, cette rumination post-décisionnelle épuise et empêche d’avancer sereinement.
Enfin, les décisions prises uniquement avec le mental manquent souvent d’alignement. Elles peuvent être techniquement correctes, mais pas justes pour soi. Elles respectent la logique, mais pas l’intuition profonde. Par ailleurs, ce décalage crée une forme de dissonance intérieure qui use à long terme.
À force de solliciter uniquement le mental pour décider, une fatigue décisionnelle s’installe. Progressivement, chaque nouvelle décision devient plus lourde que la précédente. La capacité à choisir s’érode. Le doute grandit. L’hésitation devient chronique.
En réalité, cette fatigue n’est pas une question de charge de travail. Elle vient du fait qu’on utilise le mauvais outil pour la mauvaise tâche. C’est comme essayer de couper du bois avec un couteau : techniquement c’est possible, mais c’est épuisant et inefficace.
En revanche, le corps, lui, ne fatigue pas de décider. Il répond de manière instantanée et fiable quand on sait l’écouter. Cependant, tant qu’on reste dans la tête, cette ressource reste inaccessible.
Le corps possède une intelligence propre, distincte du mental. Il capte des informations que le mental ne peut pas traiter. Il perçoit ce qui est juste ou non, ce qui est aligné ou non, ce qui va fonctionner ou non.
D’ailleurs, cette intelligence corporelle se manifeste de différentes manières selon les personnes. Pour certains, c’est une sensation au niveau du ventre. Pour d’autres, c’est une évidence qui surgit sans réflexion. Pour d’autres encore, c’est une clarté qui apparaît après un temps d’attente émotionnelle.
Malheureusement, le problème, c’est qu’on n’a jamais appris à reconnaître ces signaux. On les perçoit vaguement, mais on les ignore au profit du mental. On se dit « c’est juste une impression », « ce n’est pas rationnel », « je dois réfléchir davantage ».
Pourtant, ces signaux sont fiables. Ils ne se trompent pas. En réalité, ce qui se trompe, c’est le mental qui les interprète, les déforme, ou les rejette.
Le Human Design offre une grille de lecture précise pour comprendre comment votre corps prend des décisions. Chaque personne possède une autorité décisionnelle spécifique, une mécanique interne qui indique la manière la plus fiable de choisir.
Pour certains, la clarté vient avec le temps. L’autorité émotionnelle nécessite de laisser passer la vague émotionnelle avant de décider. Ce qui semble évident dans un premier temps peut se révéler moins clair quelques jours plus tard, et inversement.
Pour d’autres, la réponse est immédiate et corporelle. L’autorité sacrale produit un « oui » ou un « non » instantané au niveau du ventre. Pas besoin de réfléchir, le corps répond avant le mental.
D’autres encore ont une intuition fulgurante. L’autorité splénique envoie un signal subtil et immédiat qui ne se répète pas. Il faut l’attraper au vol, sans hésitation.
Certaines personnes ont besoin de verbaliser pour savoir. L’autorité environnementale se révèle dans l’échange, dans le fait de parler à voix haute. Ce n’est pas une demande de validation, c’est un processus de clarification par la parole.
Enfin, quelques designs nécessitent un cycle lunaire complet pour les grandes décisions. L’autorité lunaire demande du temps, de la patience, et un ancrage dans le cycle naturel.
Connaître son autorité, c’est savoir comment sortir du mental pour accéder à sa véritable intelligence décisionnelle.
Changer sa manière de décider ne se fait pas du jour au lendemain. Effectivement, cela demande de la pratique, de l’observation et de la patience. Néanmoins, quelques ajustements simples peuvent déjà créer un changement significatif.
Tout d’abord, ralentir avant de décider. Même quelques secondes suffisent. Ce temps permet de sortir de l’automatisme mental et de revenir au corps.
Ensuite, observer les sensations corporelles avant de lancer l’analyse. Qu’est-ce que le ventre dit ? Y a-t-il une ouverture ou une fermeture ? Une légèreté ou une lourdeur ? Ces signaux existent toujours, il suffit de leur donner de l’espace.
Par ailleurs, pratiquer sur les petites décisions du quotidien permet aussi de développer cette écoute. Choisir un plat au restaurant, accepter ou non une invitation, décider d’un moment pour faire une tâche. Ces décisions mineures sont un excellent terrain d’entraînement.
Enfin, identifier son autorité en Human Design donne une feuille de route claire. Cela permet de savoir précisément comment son propre corps fonctionne et de respecter ce mode naturel.
Sortir de la prise de décision uniquement mentale ne signifie pas rejeter le mental. En effet, il a un rôle important à jouer dans le processus. Son travail est d’analyser les informations, de peser les options, de clarifier le contexte.
Cependant, une fois ce travail fait, c’est au corps de décider. Le mental transmet les données, le corps choisit. Puis, une fois la décision prise, le mental peut ensuite organiser sa mise en œuvre.
Ainsi, cette collaboration entre mental et corps crée une prise de décision fluide, rapide et stable. On ne passe plus des semaines à hésiter. On ne doute plus après avoir tranché. On ne s’épuise plus à chercher une certitude qui n’existe pas.
Quand on arrête de tout décider avec le mental, la prise de décision change de nature. Elle devient plus évidente, plus rapide, plus fiable. Par conséquent, les hésitations diminuent. La fatigue décisionnelle disparaît. La confiance en ses choix se renforce.
En somme, ce changement ne vient pas d’une méthode miracle ou d’une technique compliquée. Il vient simplement du fait de respecter sa mécanique naturelle. De laisser le corps faire ce pour quoi il est conçu : décider.
Finalement, le mental peut se détendre. Il n’a plus à porter seul tout le poids. Il peut faire son travail d’analyse et laisser l’autorité intérieure prendre le relais.
Ainsi, cette nouvelle manière de décider transforme non seulement la qualité des décisions, mais aussi la manière de vivre son rôle de dirigeant. Avec plus de clarté, moins de poids, et une fiabilité retrouvée.
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Des épisodes sur :
La décision et l'intuition.
Le Human Design appliqué.
Les transitions de vie et la perte de sens.
La reconnexion au corps.
Parfois, des lectures d'extraits de mon roman Au bord du passage.
Pour les entrepreneurs, dirigeants et personnes en quête de vérité.
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